samedi 20 janvier 2018

de la bonne endorphine

J'ai vu en partie, cette semaine, une émission sur les réseaux sociaux type Facebook, Instagram et autre twitter, où il était expliqué le pourquoi de la dangerosité (pour les enfants essentiellement) de la dépendance à ces machines à like. Apparemment cela développe de l'endorphine, comme une drogue dont on ne peut plus se passer. Les petits enfants en tombent malade, deviennent agressifs, apathiques etc. Même moi qui ne fais aucun selfie, qui me fiche pas mal des like, je sais combien je suis accroc à twitter. Alors, lorsque je prends conscience de cela, je me dis qu'heureusement que ma principale source de plaisir est la lecture, et que je serai bien plus malheureuse de ne plus avoir de quoi lire, plutôt qu'une connexion internet défaillante.

Voici les livres lus fin 2017 et début 2018

Anne Wiazemsky Mon enfant de Berlin
Claire Mauriac (la mère d'Anne) est durant la seconde guerre mondiale, ambulancière à la Croix Rouge. Elle est fiancée, croit être amoureuse, elle aime surtout écrire des lettres d'amour plus que d'en recevoir. Très jolie jeune femme, elle imagine être courtisée parce qu'étant la fille de François Mauriac. Ce qu'elle veut c'est vivre, être reconnue pour elle même. Plongeant dans la guerre avec passion. Elle partira à Berlin, la guerre finissant, pour sauver les malgrés-nous, les alsaciens enrolés de force, les rares juifs ayant survécus. Elle se fait des amies, rencontre un prince russe ayant fuit la révolution, très tiraillée par l'amour qu'elle voue à sa famille et son désir de se réaliser dans son travail. Décidément j'aime cette écrivain.

Grand corps malade Patients
L'écriture n'est pas franchement littéraire, mais c'est intéressant. Il est sans doute préférable de voir le film.

Eric Vuillard L'ordre du jour
Le style de l'écriture m'a immédiatement accrochée. Et pourtant, au début, j'ai dû relire le premier paragraphe, me perdant dans l'histoire. On assiste à une réunion qui se doit d'être discrète. Les plus grands et plus fortunés des responsables d'entreprises allemandes se retrouvent pour rencontrer Hitler. Ils sont sollicités financièrement, n'ont aucun scrupule. Ils rêvent d'une nation, immense, qui leur apportera fortune et gloire. J'ai refermé le livre en ayant pris une grande claque...

Victoria Hislop L'île des oubliés
Parfait pour commencer l'année, un peu grippée, avec l'envie de ne plus retourner en ville et surtout au bureau. On est transporté en Crête, en 1903, sur une île où sont parqués les malades de la lèpre. C'est l'histoire d'un village qui est entièrement tourné vers cette île, par ses malades, par le commerce que cela génère, par la peur et la tristesse que cela engendre. Je n'avais jamais entendu parlé de ce livre et pourtant il a "conquis le monde entier" peut-on lire que la quatrième de couverture. Très facile à lire, c'est un roman que je vous conseille pour les jours de fatigue et d'envie de s'évader.

Evelyne Pisier et Caroline Laurent Et soudain la liberté
Pfffiou ! Quel livre, je n'ai pu le lâcher, dès la première phrase j'ai été emportée. La vie passionnante d'une femme née d'un père pétainiste et d'une mère en adoration pour son mari, qui un jour lit Simone de Beauvoir. Je n'aime toujours pas déflorer les livres que j'ai aimés. J'ai tant envie que vous ayez vous aussi l'immense plaisir de découvrir au fil des pages une vie, une histoire. C'est un livre qui redonne l'énergie, l'envie de continuer à ne pas s'endormir.

Olivier Guez La Disparition de Josef Mengele
Josef Mengele, monstre que l'on ne peut dissocier de la solution finale, est resté durant plusieurs années presque anonyme dans l'imaginaire de l'après guerre. Tout au long de ce récit, ce roman puisqu'il a bien fallu aussi inventer le parcours de cet homme abominable, j'ai été frappée de réaliser combien pour moi cela était contemporain. C'est en lisant que je prends conscience que je suis née seulement douze ans après la fin de la guerre. Douze ans ! moi qui ai vécu une enfance magique, aimée, sans aucune crainte.Mengele a été protégé dans son exil, par des fanatiques, par sa famille, par des pays sensibles au fanatisme. C'est terrible et passionnant, pour une fois que l'on aimerait que le "héros" ne s'en sorte pas.

mardi 9 janvier 2018

Je t'embrasserais si je le pouvais.


Quel âge aurais-tu ? Une petite trentaine d'année sans doute.
Tu aurais fini tes études. Tu aurais un ou une amoureuse, vous regarderiez ensemble certains soirs la mer ou les arbres froufrouter sous la brise tiède, vous parleriez peut être d'avoir un jour un enfant. Un fils dirais-tu, puis une fille ajouterais ta compagne ou ton compagnon. Brune au yeux clairs, blond aux yeux charbonneux. Oui Oh oui ! "Mais l'essentiel est que cet enfant naisse en bonne santé" rajouteriez-vous,  et vous auriez alors un sourire d'évidence.
Parfois tu appellerais ta mère, juste pour entendre sa voix, elle aurait ce petit pincement d'amour tendre et en raccrochant dirait à ton père "Que j'aime cet enfant".
Certains matins tu te réveillerais chagrin, la mine chiffonnée, tu aurais mal dormi, mal rêvé, tout serait source de grincement, la vie fait chier dirais-tu, sans savoir alors combien celle-ci te serait précieuse. En râlant tu mettrais en route la cafetière ou alors attendant que l'eau frissonne, tu préparerais ton mug pour un thé noir dans lequel tu verserais une ou deux cuillères de sucre roux. Debout à la fenêtre tu boirais à petite gorgée ton breuvage, regardant le soleil se lever sur l'horizon aride où les oliviers lentement quitteraient leur couleur grise pour se revêtir de ce vert si particulier brillant aux premiers rayons. Posant le bol vide sur le bord de la table tu étirerais tes bras immenses vers le ciel, effaçant d'un coup ce spleen matinal.
En grandes enjambées tu descendrais les quelques marches, faisant voleter la poussière rouge de la terre asséchée. Il ferait déjà chaud, et par la vitre ouverte de la voiture, viendraient se faufiler les odeurs et les bruits qui accompagneraient cette vie que tu brasserais avec force...

La vie mon dieu... Qui t'a quitté il y a vingt cinq ans... La vie que tu as redonnée à mon enfant qui lentement la quittait alors.

Tu m'accompagnes sans bruit, tu me regardes raccrocher le téléphone, sourire d'avoir entendu G. pester contre ces imbéciles, s'émerveiller de ses découvertes, s'inquiéter d'un avenir parfois incertain... mais s'inquiéter c'est déjà vivre... Et sans toi cela n'existerait pas, n'existerait plus...
Je t'embrasse mon si doux compagnon, je t'embrasse tendrement...

lundi 8 janvier 2018

Ce qui nous interpelle






Je les ai vus vivre dans ces lieux qui maintenant sont à terre. Le chat si câlin qui sautait pour que l'on caresse sa tête, l'inconnu qui suspendait, au retour de la piscine, sa serviette un peu coquine, l'amateur de musique qui ouvrait grand la fenêtre pour que tous le monde puisse en profiter...
Un à un ils sont partis, emportant leurs meubles, leurs vies, chassés par un promoteur qui va bientôt, une fois tous les arbres arrachés, le verger labouré par les pelleteuses, les oiseaux envolés vers d'autres horizons plus cléments, construire un immeuble semblable à tous ceux qui s'élèvent à chaque coin de rue.
D'autres habitants prendront possession de la rue, anonymes et nombreux, la maison ne sera plus qu'un vague souvenir, avant de tomber dans les oubliettes...

ma contribution à la photo de truc, "quelque chose qui nous interpelle" chez Dr CaSo

lundi 1 janvier 2018

Bonne année


Cela fait bien longtemps que nous n'avions passé le cap de la nouvelle année dans notre maison d'Alsace. Il pleut à verse mais les villageois font péter des feux d'artifice de toute part. C'est un festival à qui aura le plus beau et c'est très festif.
Nous on est bien, dans notre maison bien chaude, buvant un crémant d'Alsace bio après avoir dégusté une excellente soupe au potiron.
Tranquilles !

Bonne année à tous et que deux mille dix huit soit une année pleine de petits bonheurs et si cela est possible de très grands bonheurs aussi !

Je vous embrasse !!

dimanche 31 décembre 2017

derniers instants


Noël
La maison est silencieuse, il ne reste plus que Chamade couchée sous un édredon de plume légère, JP et moi. Tous les autres sont rentrés chez eux, Paris, Toulouse, Rennes, Strasbourg... certains sont allés prolonger leurs vacances dans le Jura, dans le sud, nous sommes restés dans notre montagne, loin du bruit, entourés de biches, écureuils, mésanges, bouvreuils et autres volatiles.
Nous avons au frais un crémant d'Alsace, une petite terrine de foie gras, le wifi et des bouquins, la chaudière et le silence.
Tout au loin éclatent quelques pétards...

mardi 19 décembre 2017

à pas de loup

Sur la commode sont entassés les cadeaux, pas encore emballés. Les rouleaux dorés posés juste à côté, je tâcherai cette année, de faire les paquets avant de partir. C'est un peu compliqué dans la grande maison, alors que tous le monde s'agite, de les faire, accroupie dans la chambre, tremblant que l'un ou l'autre n'ouvre la porte et découvre avant l'heure les surprises.

Au bureau le plus dur est passé, il ne me reste plus que deux sorties et ensuite je pourrai respirer.

Dehors la neige a enfin recouvert la ville, Noël, Noël et son marché aux bonnes odeurs de vin chaud. Végétalisme oblige, nous sommes très sages, jusqu'au réveillon qui brisera un temps nos résolutions. Tout va bien, pas d'effets miraculeux, pas d'effets désastreux, on se régale avec les recettes dénichées par JP qui s'éclate aux fourneaux.

Chamade est presque tout à fait repoilue, il ne lui reste qu'une toute petite bosse témoin de son opération, sans doute due à ses tentatives d'arracher des fils dépassant, très énervants. Elle hiberne et ne se réveille qu'à mon retour du bureau, le soir, alors que nous nous posons pour boire un verre. Elle sait qu'elle a droit à ses trois crevettes de chat de luxe. Dehors il fait froid, et elle a horreur d'avoir les pattes gelées.

Il va bientôt être temps de réfléchir aux résolutions de l'année prochaine...

lundi 11 décembre 2017

week end cool

Je me suis mise un bon coup de pied au derrière samedi matin, et suis allée faire mes examens sanguins. Tant pis me suis-je dit, si tu as un truc embêtant, il faudra ouvrir les yeux après avoir sortie la tête du sable.
Ensuite j'ai filé faire, sous une jolie tempête de neige, mes courses pour la semaine.
Et lorsque je suis rentrée il était pile l'heure de regarder l'enterrement de Johnny. Je suis, je l'avoue sans honte, une vraie midinette et un tel évènement ne pouvait me laisser indifférente.
Le seul moment qui m'a émue aux larmes est celui où Jean Reno, qui normalement m'ennuie ou m'exaspère, a récité avec émotion le poème des escargots partant à un enterrement.
Et puis, alors que la Madeleine se vidait de toutes ces stars plus ou moins botoxées, j'ai eu mes résultats qui étaient absolument parfaits. Et je suis partie faire deux trois courses en ville.
En arrivant sur la place du marché, il y avait un camion EFS et pour fêter mon sang en forme, je suis allée en donner un bon sachet puis j'ai bu une soupe, il faisait un froid de canard.
Le marché de Noël est ouvert, les illuminations m'ont rappelée qu'il serait temps que je me décide à faire mes cadeaux et puis...
Je suis rentrer, fait le ménage qui attendait depuis quinze jours que je me bouge, mon repassage, une petite bouffe tranquille et le soir tombé, continué la série particulière mais addictive "Dark".
Je démarre une semaine sur les chapeaux de roue, j'ai intérêt à être en forme !