samedi 27 mai 2017

douceur


A Pâques, j'ai planté, là où reposent les cendres de mon frère, trois plants de pivoine. 

Ce matin, un des boutons s'est ouvert, un rayon de soleil caressant sa couleur rose orangée.

mercredi 24 mai 2017

Le jour de repos

Depuis le premier mai j'ai repris mes deux défis, très consciencieusement, emportant même mon tapis de gym à Paris, respectant parfaitement chaque jour les consignes. Et aujourd'hui, merveille, les deux défis tombent sur la case repos. Un matin sans abdos, sans pompes, sans dips, biceps curls ni punch. Joie bonheur félicité !

Déjà sept heures et le ciel bleu promet une journée très ensoleillée, un régal pour mes petits déplacements en vélo. Déjà je me réjouis de ma soirée dans mon potager, bronzant, le livre de Davet et Lhomme, passionnant, entre les mains. Et surtout, dernier jour travaillé de la semaine.


mon potager

C. de son côté parcours le monde grâce à son nouveau poste, quinze jours en Colombie d'où elle est revenue épuisée et enchantée pour repartir quelques semaines plus tard au Sénégal prendre des petits déjeuners au bord de la mer et accessoirement travailler entourée de gens passionnants. Quelle chance elle a me disent mes collègues qui reviennent de vacances deux jours avant la reprise du boulot pour ne pas être trop "fatiguées" et tremblent à la vue d'une petite araignée qui mollement pend sur son fil. Aurais-je eu sa force ? Sans aucun doute non !

G. lui postule à des thèses, fini son master II en stage, s'occupant de graines de pelouse qui supporteraient ou non le réchauffement climatique. Il déménage au gré de ses envies et habite pour l'instant dans une maison ancienne, en plein centre d'Angers jusqu'à ce qu'il s'envole à nouveau vers d'autres paysages.

Il n'y a guère que la petite dernière, la toute poilue ronronnante, qui garde ses vieilles habitudes, comblée de ce printemps estival dans lequel elle s'étale en flaque, jouissant de la chaleur.

Que j'aime ce mois de Mai !

vendredi 19 mai 2017

Aller retour

Vendredi douze mai, m'attendait dans ma boite aux lettres un paquet qui une fois ouvert présentait un joli cadeau enveloppé dans un papier de soie : un livre que m'offrait son auteur au prétexte que je lui avais donné quelques renseignements sur la première année de médecine à Grenoble dispensée sur CD à étudier en solo chez soi.
Mince me suis-je dit, et si le livre ne m'emballe pas je lui dis quoi ?

Je venais de finir toute la série des Jo Nesbo suivi immédiatement des trois livres d'Elena Ferrante. Et puisque le lendemain je me tapais quatre heures de train, j'ai glissé le livre dans mon sac à dos. S'il ne m'enthousiasme pas, j'aurai toujours le paysage, les tweets, et de toute façon dans le train, lire m'endort.
A sept heures douze mon train quittait la voie, je sortais le livre et ne le quittais qu'en arrivant gare de Lyon, flute il ne me manquait qu'une petite demie-heure pensé-je.  J'ai dévoré la quinzaine de pages restante le lendemain, avant que ma fille ne se réveille et avant même d'avoir bu un café.

Mais du coup plus de livre pour mon retour. Passant devant la librairie Gallimard nous nous y sommes arrêtées pour acheter Lavage à froid uniquement, d'Aurore Py également, et celui que je venais de lire, L'art de vieillir dans déranger les jeunes, et voulais offrir à ma mère, tant il m'avait plu.
Comme à l'aller, le retour s'est passé comme un rêve, plongée dans mon nouveau livre, jusqu'à Annemasse.

Inutile de vous dire que je ne regrette pas un instant d'avoir eu ces compagnons pour voyager !

mercredi 17 mai 2017

Week end prolongé


Ce n'était certes pas calculé, aller à Paris pour l'intronisation de Macron, mais en passant aux Champs Elysées flottait encore le drapeau qui le matin avait accueilli le nouveau président et nous étions quelques centaines à nous arrêter pour immortaliser l'étoffe légère virevoltante.
Nous cherchions l'exposition éphémère des 100 chefs-d'oeuvre de l'histoire mondiale de l'art, les Champs étaient bordés de part et d'autre d'oriflammes tricolores, mais point d'expo, sans doute annulée pour cause de nouveau président.
Alors nous avons remonté l'avenue, sous les platanes, éternuant, toussant, pleurant, et je suis allée faire pipi .

Nous n'avons pas vu Manu et Bibi, qu'importe je n'étais pas là pour ça.

mardi 25 avril 2017

pouvoir me regarder dans la glace

sous les bois
Je savais pour qui je ne voterai pas, et puisque G. s'était particulièrement intéressé aux débats, qu'il avait mis tout son coeur dans la bataille, j'ai voté comme lui, Mélenchon et puis je suis allée jardiner mon nouveau potager.

Le soir un peu après vingt heures nous avons allumé la télévision, tout était normal, la lepen au second tour. Ca discutait tranquillement, j'étais triste pour mon fils, ma nièce, la démocratie, nous avons éteint la télévision.

Je n'ai pas eu une seconde de doute, pas une. Je voterai Macron, c'est comme ça. Pas de leçon à donner, pas de leçon à recevoir. C'est clair depuis le début. Je n'aime pas ces élections, je n'ai suivi que de très loin les débats, seuls mes enfants avaient mon écoute. Je suis de gauche, génétiquement de gauche, mais j'aurai sans doute également voté le triste sire s'il l'avait fallu.

Je n'aime vraiment pas ces élections.

dimanche 9 avril 2017

Premier soir




Les oiseaux fêtent le printemps.

samedi 8 avril 2017

Champagne

J'étais un peu en avance, j'ai poussé la porte vitrée, et articulé sans le son, avec un grand sourire "Bon anniversaire". Elle séchait les cheveux d'une cliente, m'a fait un grand sourire et dit - J'arrive, asseyez vous.
Cette fois ci je n'avais rien oublié, mes lunettes, mon livre, je me suis installée tranquillement, j'avais devant moi dix bonnes minutes.
A midi j'étais revêtue de la tenue blanche, logo dans le dos, bavette en plastique protégeant mes habits.
Elle a préparé la mixture qui efface d'un coup mes cheveux gris argent, a déposé un café sur une petite planche en ardoise puis je lui ai offert son cadeau. On a commencé à papoter, qu'allait on faire pour fêter nos anniversaire, j'avais déjà une tronche abominable, les cheveux hirsutes, la moitié du crâne déjà bien entamé lorsque tout à coup j'ai aperçu dans le miroir Marie !!! Ma collègue chérie, brandissant une poule en peluche caquetante d'une main et de l'autre une bouteille de champagne.

Bon anniversaire Ma poule a t-elle dit en riant de me voir si stupéfaite. Et de son sac elle a sorti trois coupes, fait pété le bouchon et dit Trinquons à vos nouveaux chiffres ! Alors nous avons levé nos coupes où pétillait un délicieux champagne rosé et avons trinqué joyeusement.

Ces soixante ans commencent bien !