jeudi 19 avril 2018

BBH 75

Je n'ai vu Jacques Higelin qu'une fois sur scène. Il y a trèèès longtemps, je n'avais pas vingt ans et je découvrais qu'en France il n'y avait pas que Cloclo, Sheila, et tous ces chanteurs sirupeux que j'exécrais. Cela devait être un des tout premiers concerts de ma vie, il ne m'en reste que le souvenir d'une salle sombre remplie de copains rigolards, Jacques sur scène mangeant un bouquet qu'une spectatrice venait de lui offrir, dans un grand éclat de rire général, et qu'évidemment que j'avais adoré entendre les chansons que nous chantions en boucle

... je suis amoureux d'une cigare-tte, elle a la rondeur d'un sein, qu'on lèche et qu'on tè-te... Paris New York New York Paris, comme un pauvre con tout seul hààà Or-Ly. Par coeur, aujourd'hui encore, alors que le disque BBH75 m'a été volé depuis si longtemps.
Cela devait le seul chanteur français que nous écoutions (*), nous c'était plus Patti Smith, Eno, Lou Redd, mais Higelin nous l'aimions parce qu'il était fou. Je lui suis restée fidèle jusqu'à Tombé du ciel et son poil dans la main que je fredonne encore.

Et puis lentement je m'en suis détachée, l'amie avec qui j'avais acheté les disques (cela nous coûtait moins cher et nous vivions ensemble) a décidé de quitter la vie. Cela a été une telle blessure que j'ai effacé ce qui pouvait me la faire revenir trop brutalement dans mes souvenirs.

Un jour, alors que je ne l'écoutais plus vraiment, je l'ai vu dans une émission de talk show, bouffi, méconnaissable. Je savais qu'il sortait encore des nouveaux disques, je l'avais vu admiratif de cette elfe bondissant qui était sa fille, je l'avais perdu de vue.

A Lisbonne j'ai appris sa mort.

Lorsque j'irai à Paris, j'irai lui faire une petite visite dans ce cimetière que j'aime tant.



(*) Ah mais non, il y avait aussi Bashung, le grand Bashung, et Barbara, Le Forestier, Ferré et Brel etc... Je me sens parfois si exclusive alors que j'ai un coeur ouvert au monde entier !

mercredi 18 avril 2018

Parfois je lis


J'ai freiné la lecture, en cause Netflix qui m'a fait découvrir des séries haletantes, ou  jouissives comme le fameux Mad Men qui m'a régalé jusqu'au bout. Mais sans lecture ma vie serait trop fade, alors voilà ce que j'ai lu depuis mon dernier billet spécial lecture :


Peter Robinson Etrange affaire
La librairie m' offrait un livre de poche au choix ayant acheté deux livres ce jour là. J'ai choisi un polar d'un auteur que je ne connaissais pas et j'ai eu du plaisir à découvrir un nouvel inspecteur, l'inspecteur Banks. L'histoire se passe à Londres et le livre a été écrit en 2008, ce qui se sent parfois, la technologie évolue si vite. Banks reçoit un coup de fil de son frère qui veut lui parler, il s'agit dit-il de vie ou de mort. Le même jour, est trouvée une jeune femme morte dans une voiture ayant percuté un petit muret. Je ne vais pas dire que ce livre est haletant, ce n'est pas un grand polar, mais cela se lit agréablement

Margaret Atwood La servante écarlate
Après avoir vu la saison 1 de la série sur Netflix (béni soit mon fils qui nous y a abonné), j'ai eu immédiatement envie de lire le livre, et je ne le regrette pas. Bien que connaissant l'histoire, je suis restée scotchée jusqu'à la fin. La natalité a dramatiquement chutée, à cause de la pollution, d'un problème nucléaire, on ne sait pas trop, mais de ce fait, les femmes encore fécondes deviennent contre leur gré, des réceptacles pour les notables. C'est l'une d'elles qui raconte ce qu'elle vit, ce qu'elle voit. C'est terrifiant et passionnant. A lire même si l'on a vu la série, parce qu'évidemment bien plus subtile.

Nathal Hill Les fantômes du vieux pays
J'ai eu un mal fou à entrer dans l'histoire, je crois que le personnage principal m'ennuyait par sa molesse. Mais Mel m'avait dit qu'elle avait tellement aimé ce livre que je ne pouvais pas lâcher comme ça bien que le livre soit un beau pavé. J'ai mis un mois à le lire, et jusqu'au bout je ne suis pas entrée vraiment dans cette histoire. Malgré tout je ne regrette pas, j'ai eu souvent des remontées d'instant de mon adolescence qui sont venues me titiller.

Nicolas Beuglet Le Cri
Un polar, sélection prix nouvelles voix du polar, critique excellente de Marina Carrère d'Encausse que j'aime bien. L'histoire est assez invraisemblable. Dans un hôpital d'Oslo un homme est retrouvé mort, ayant tenté de s'étrangler. L'inspectrice Sarah Geringën est appelée alors qu'elle vient de se séparer de son mari volage. Démarre l'intrigue, qui mène la jeune et jolie jeune femme dans une histoire abracadabrantesque. Elle réchappe avec quelques petits bobos à des explosions qui auraient provoqué chez n'importe quel être humain un phénomène de blaste qui l'aurait achevé, mais elle non. Elle se relève, courageuse, et repart à l'attaque avec évidemment un charmant jeune homme... La fin est intéressante, le reste est tellement invraisemblable que je n'ai pas pu accrocher.

Pierre Lemaitre Couleur de l'Incendie
A-do-ré ! C'est la suite d'au revoir là haut, dans laquelle j'ai un temps crains de me plonger, de peur d'être décue, mais dès la toute première page j'ai été embarquée, et je ne l'ai plus lâché. L'histoire est celle de Madeleine Pericourt, la fille de Marcel, père du sculpteur ingénieux. Il se passe à l'enterrement de Marcel une catastrophe dont elle ne se relèvera pas durant des années. Et c'est la chute de la maison Pericourt en pleine crise des années 30. C'est passionnant, plein de rebondissements, avec des personnages travaillés attachants et détestables. Bref, un livre que l'on referme avec regret en espérant qu'il y ait une suite.

Jean Teulé Entrez dans la danse
Je ne pouvais pas ne pas lire ce livre, j'aime bien Teulé et surtout, l'histoire débute rue du Jeu des enfants, là où durant quelques années mon petit frère a habité et si mes souvenirs sont bons, prolongeant la rue de la haute montée où j'ai habité dans les années 70/80. A Strasbourg donc, où brusquement, lors d'une grande famine due à la sécheresse, une femme s'est mise à danser sans plus s'arrêter. Une sorte d'épidémie s'est propagée de cette rue à presque toute la ville. Les danseurs dansaient à se détruire le corps, à en mourir. C'est, comme souvent les livres de Jean Teulé, hors d'un temps bien défini, particulier. Malgré que ce soit un petit livre, je ne l'ai pas lu d'une traite. L'histoire n'est pas rose, la crudité de l'horreur, même si l'humour y a sa part, reste une fois le livre terminé. J'aimerais que cela ne soit que de la fiction.

Lisa Gardner Famille parfaite
Pensant lire un livre d'un auteur déjà lu et apprécié, j'ai acheté ce polar, chargé d'être l'entremet pris entre deux pavés. Malgré mon erreur d'auteur, je n'ai pas regretté mon achat et j'ai été prise dans l'histoire jusqu'au bout, bien qu'à mi parcours je me sois doutée de la culpabilité d'un des personnages, ce qui a bien entendu enlevé l'effet de surprise. Mais c'est bien monté, suffisaamment vraisemblable pour y croire, un bon petit polar de week end.

mardi 17 avril 2018

avant de partir

En sortant de la gare il tombait des cordes, et le vent malmenait tout ce qu'il pouvait. Les parasols ployaient sous les trombes d'eau, les papiers volaient avant de se déliter dans les rigoles bouillonnantes, il était plus que le moment d'aller se réfugier dans le Mercado da Ribeira. 
Nous avions déjeuné le deuxième jour d'un plat du jour de chez Alexandre Silva et là, nous avions envie de fruits de mer, va pour le corner Balcao da esquina
Chance, il y avait deux places au comptoir, nous n'aurions pas à errer dans la grande Halle à la recherche de chaises libres. Les places sont chères, l'endroit est bruyant, mais il me semble incontournable pour qui aime les découvertes gustatives raffinées et pas trop onéreuses.
Tout en sirotant un Vino verde et quelques azeitonas (olives) servies dans une boite vide de sardines, nous avons regardé s'élaborer nos assiettes, pour moi de couteaux et pour C. de palourdes. Délicieuses !
Un petit chèvre fondant pour parfaire le tout. Parfait repas pour un anniversaire sans façon.


La pluie s'est calmée, nous avions encore à trouver quelques souvenirs pour mes collègues, visiter quelques églises, marcher dans les rues escarpées. Et le soir, boire un dernier verre dans une taverne du quartier.


Je n'ai sans doute pas raconté tout à fait dans l'ordre nos deux journées et demi, passées à Lisbonne, et puis évidemment il me reste d'autres souvenirs, pleins de photos, trois jours avec ma fille, rien qu'avec elle, ce qui ne nous était plus arrivé depuis longtemps.


J'ai tout aimé, le ciel changeant, la mer et le Tage, la pluie et le soleil, le vino verde pétillant, le chorizo et les couteaux, les fanes de navets et même les pasteis (qui pour information passent à la douane de l'aéroport). Nous n'avons pas rapporté grand chose, nous n'étions pas là bas pour faire des affaires, juste découvrir une ville qui nous a enchantées.
J'ai encore mille choses à découvrir, un jour peut être y retournerais-je.


Nous nous sommes dit au revoir le matin du neuf avril. C. repartait vers Paris, et moi avec un pincement au coeur, vers les montagnes encore enneigées. 

lundi 16 avril 2018

8 Avril

Je fêtais donc mes soixante et un ans à Lisbonne, grâce à mes deux enfants chéris. Sans eux je n'aurais eu le courage de partir seule, sans connaître un seul mot de portugais et baragouinant trois pauvres phrases en globish.
La veille, avant de visiter le château, nous avions fait un saut de puce sur la rive d'en face, prenant le ferry sous une averse légère, et nous avions... marché-grimpé!
Tout d'abord nous nous étions assises, sur un banc, pour contempler Lisbonne et ses collines. Le tage clapotait, et c'est tout ce que je voulais à cet instant. Entendre ses petits ressacs, admirer l'horizon qui s'étire, écouter les mouettes.


Ensuite nous avions fait notre tour, sous-marin, trois mats, petits pavés sur les trottoirs, et nous avions admiré encore et encore, cette petite ville de Cacilhas était si paisible. Nous sommes redescendues par un chemin tortueux, avons pris un verre au restaurant Punto Final, tout au bout d'un grand quai, puis sommes reparties vers Lisbonne. Il était trop tard pour aller voir le couvent des carmes qui fermait à dix huit heures.

Il nous restait le Cloître de Belem, cadeau du huit avril. Il y avait du soleil, dans le bus ça râlait en français que merde c'était pas possible qu'il fasse si chaud, que c'était nul et que... nous, nous étions heureuses et regardions pas la fenêtre les maisons déglinguées. Devant le Cloître il y avait une longue file, sage, qui avançait lentement, et nous nous enfichions, nous avions fait l'élévator !
Alors on a pris la queue, et pendant que lentement nous approchions de l'entrée, C. me lisait le guide et nous bronzions.
Une petite demie-heure plus tard, nous sommes entrées dans cette bâtisse immense et magnifiquement sculptée.


Nous aimons toutes les deux les pierres, qu'elles soient en créneau, ou joliment sculptée. Nous étions ravies, découvrant les inévitables dragons se mordant la queue, les diablotins cachant leurs parties intimes, les coqs fiers juchés sur des globes


Les salles décorées d'azulejos, voici celle du réfectoire


Et attenant au Cloître, l'église, donc les voutes et les piliers sont autant d'histoire, ayant survécu au séisme de 1755.


En sortant il pleuvait, une pluie un peu chaude.
Nous avons pris le train, nous avions faim, il était temps de faire mon repas d'anniversaire !

dimanche 15 avril 2018

fleurs d'oranger

Au matin du deuxième jour, je me suis réveillée alors que le soleil était encore quasi assoupi. J'ai ouvert les volets intérieurs, me suis recouchée en attendant que C. sorte de sa nuit. Le ciel lentement s'est éclairci, petit à petit des pas ont résonné sur les pavés, et le long soupir provenant de la mezzanine m'a averti que la journée pouvait démarrer. Il était un peu plus de sept heures, soit six heures là bas en France.


Nous avions acheté à la nuit noire, dans une supérette du quartier, du lait et du café vite fait. Que nous avons bu, C. préparant sur le guide notre journée, alors que je parcourais rapidement mes mails et mon fil twitter. 
Et nous sommes reparties, sous le ciel bleu, dans des parfums délicieux d'orangers et citronniers en fleurs.


Aujourd'hui nous prendrions le tram 28, obligé !

Nous sommes arrivées sur la place d'où il partait, avons attendu un moment, et prenant conscience que la longue file à côté de nous était sans doute celle des voyageurs de ce fameux tram 28, nous avons décidé de remettre notre petit voyage. Plus tard, alors que nous abandonnions après plus de deux heures dans une queue, pour pouvoir monter dans l'ascenseur de Santa Justa, nous nous sommes dit qu'après tout, la file du tram c'était peanuts, et que promis, demain, nous aurions plus de patience. C'est devenu d'ailleurs notre référence, plus court que l'Elevador ? allons-y !


Et nous nous sommes arrêtées, pour goûter aux fameuses Pasteis de Nata chez Manteigaria. Trèèès sucrées ! Il faut avant de croquer dedans, les saupoudrer de sucre glace (!!!) ou de cannelle.


Puisque nous n'avions pas encore pris le tram, ayant grimpé tout en haut de la colline surplombant la ville basse (Baixa), nous avons prix le funiculaire pour redescendre, afin de mieux regrimper vers d'autres sommets, 


et enfin nous glisser parmi les voyageurs, dans le tram 28...


que nous avons pris jusqu'au terminus, devant le cimetière des plaisirs, (Prazeres Cemetery).


J'aime les cimetières, ceux qui sont paisibles, loin du bruit, emplis de soleil et de paix. Nous avons déambulé, nous arrêtant devant ces petites maisons dans lesquelles sont posés à notre vue, ou cachés par un rideaux léger en voile blanc, des cercueils parfois emballés dans des couvertures pâles.


Et là, au dessus de la ville, la mer à ses pieds, repose Precilia, jeune femme de 32 ans, morte au Bataclan, dans un cercueil blanc que tous ses amis ont signé de messages poignants.

Après avoir déjeuné dans la grande halle du Mercado da Ribeira, nous sommes parties visiter le château. C. montant dans chaque tour, se penchant au dessus des créneaux tandis me je tremblais de vertige. Mais voir d'en haut la ville et ses jardins suspendus, la mer qui miroite et la rive d'en face sur laquelle nous irions en bateau, entendre les paons s'égosiller en appelant Léon, m'a transportée de plaisir. 


Combien de kilomètres avions nous déjà fait alors que la journée était loin d'être terminée ?


samedi 14 avril 2018

première découverte

Elle était là, nous pouvions commencer ce week-end, qu'importait la pluie. Habituée des voyages, des lieux inconnus, je me sentais prise entre de bonnes mains, et la suivie dans les dédales de l'aéroport. Prendre un pass 24heures pour pouvoir nous balader, attendre sous la pluie le train qui nous amenait dans l'Alfama, poser nos valises et trouver un restaurant, nous avions faim.

Eh bien Lisbonne ça grimpe, et ça descend, sous la pluie, un parapluie à la main et de l'autre une valise, je n'ai vu de la ville que ses petits pavés luisants et des petits torrents d'eau bouillonnante dévalant les escaliers.



Devant, tête nue, trempée jusqu'au os, C. nous guidait à travers les ruelles désertes. Sur une place minuscule, coincée entre deux escaliers, il y avait notre petit et parfait appartement. Un séjour-cuisine, une chambre rien qu'à moi et juchée au bout d'une échelle, la mezzanine dans laquelle dormirait C.
Accueillies par une charmante Lisboète, qui nous a rapidement donné les instructions et les clefs, nous étions chez nous pour trois jours.

Nous sécher, prendre possession des lieux, un petit pipi et hop nous sommes repartis, sous la pluie, chercher notre premier restaurant. On mourrait de faim, il était près de seize heures, heure locale, soit dix sept là bas en France, et nous sommes engouffrées dans le presque premier bistro croisé. Tout petit, ne payant pas de mine, qu'importe. Mais nous sommes bénis des dieux de la bouffe, et nous étions tombées dans le Bistro Gato Pardo, délicieux endroit, accueillant et plats excellents. J'ai mangé le meilleur poulpe de ma vie, croustillant fondant, une merveille.


En sortant, revigorées, nous avons découvert le ciel bleu, les pavés juste lavés et secs, et les maisons recouvertes d'azulejos. Et nous avons commencé à marcher, marcher, marcher. Jusqu'à la nuit tombée. Nous ne nous sommes pas lassées de regarder les façades, d'entrer dans les églises, de contempler la mer, de bavarder entre deux reprises de souffle. Parfois encore, une averse nous faisait nous protéger sous un porche, deux fois j'ai glissé sans vraiment tomber, mais toujours le ciel est redevenu bleu.



Et le soir, juste avant de rentrer nous coucher, nous nous sommes arrêtées dans une petite taverne en bas de notre rue. Pas de Fado, dieu merci, mais un chorizo flambé et un (ou deux) verre(s) de vino verde pétillant.


Cela faisait neuf heures que nous étions en terre portugaise, mais l'impression déjà d'être parties depuis quelques jours.

vendredi 13 avril 2018

L'envol



Du haut de ma salle d'embarquement, j'ai eu le temps de contempler les avions qui stationnaient avant de quitter leurs parkings, j'étais arrivée en avance. Je n'avais aucun bagage à enregistrer, j'ai pris le temps de me réjouir de ce voyage qui s'annonçait. Et puis la salle s'est remplie, nous sommes entrés dans l'avion, ma place contre le hublot, mon joli bagage cabine bien rangé. Dans le ciel ma fille était déjà en route pour m'attendre à Lisbonne. Chouchoutée dès le départ.

Le soleil a brillé durant tout le trajet, j'ai salué en pensée ma copine A. en passant à droite de Barcelone, contemplé les champs ronds ocre, suivi des yeux les sinueux cours d'eau, grignoté le petit pain rond salé et le café offert par le steward, beau garçon, rêvé de ce pays que je ne connaissais pas. Et puis nous sommes arrivés dans les nuages, le commandant de bord nous a dit qu'il ne faisait pas... beau et certains ont soupiré des j'en étais sûre.

Il pleuvait, il pleuvait fort, m'en fiche me suis-je dit, au bord de la mer le temps change. J'ai empoigné ma belle valise à roulette verte pomme, et j'ai traversé d'un bon pas l'immense salle d'arrivée. Au bout m'attendait C.